RoboCop est l'un des héros les plus célèbres des années 1990. Le film amorce une réflexion sur l'obsession de l'ordre, de la sécurité et de la prévisibilité. Dans la télésuite RoboCop 2001, on peut lire cette phrase : « Le danger autrefois c'était que les hommes deviennent des esclaves, le danger demain c'est qu'ils deviennent des machines. » Il s'agit d'une citation d'un écrivain américain du XIXe siècle, Henry David Thoreau.
RoboCop n'a pas de pouvoirs surhumains ou surnaturels comme la plupart des super-héros, mais dispose de capacités mécaniques et informatiques, héritées de son corps robotisé. De l'homme avant RoboCop, il ne reste quasiment plus rien d'humain : le corps d'Alex Murphy a été remplacé presque intégralement par une machine, un exosquelette hautement robotisé.
La seule chose qui lui reste de sa vie antérieure est son cerveau, dont la mémoire a été remaniée (par un lavage de cerveau), et son visage, qu'on ne peut voir que quand il enlève son casque (fixé par 2 vis, au niveau des tempes, comme la créature du Docteur Frankenstein). Son corps robotique est aussi raide que résistant, un peu comme celui d'une figurine, un jouet manipulable, avec les mêmes mouvements synthétiques qu'un robot industriel opérant dans une usine.